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#1 23/08/18 16:05

Brin d'osier
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Lucie Baud sur Arte

A ne pas manquer demain soir sur Arte ou dès maintenant sur arte.tv.
L'histoire de Lucie Baud, ouvrière et syndicaliste à Vizille et à Voiron. Une figure peu connue et pourtant emblématique de la lutte ouvrière et de la lutte des femmes.

https://www.arte.tv/fr/videos/073425-00 … -ouvriere/






Ce que l'on appelle les droits inaliénables et sacrés de l'homme semblent n'être plus invocables au moment très précis où il n'est plus possible de les caractériser comme des droits des citoyens d'un État. (Giorgio Agamben. Homo Sacer: le pouvoir souverain et la vie nue. 1997)

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#2 23/08/18 22:30

Syliodj
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Re: Lucie Baud sur Arte

Merci de l'avoir signalé.
Je l'ai téléchargé avec Captvty qui permet de télécharger sur toute la tnt les versions françaises ou originales avec ou sans sous titres et de regarder à son heure films, séries, reportages, etc... Plus besoin d'attendre le direct.
Je te dirai après visionnage.






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#3 24/08/18 07:12

Cham
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Re: Lucie Baud sur Arte

Brin d'osier a écrit:

A ne pas manquer demain soir sur Arte ou dès maintenant sur arte.tv.
L'histoire de Lucie Baud, ouvrière et syndicaliste à Vizille et à Voiron. Une figure peu connue et pourtant emblématique de la lutte ouvrière et de la lutte des femmes.

https://www.arte.tv/fr/videos/073425-00 … -ouvriere/

Sniff, je vais pleurer pour ce personnage hors du commun...

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#4 24/08/18 08:20

theys
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Re: Lucie Baud sur Arte

Cham a écrit:

Brin d'osier a écrit:

A ne pas manquer demain soir sur Arte ou dès maintenant sur arte.tv.
L'histoire de Lucie Baud, ouvrière et syndicaliste à Vizille et à Voiron. Une figure peu connue et pourtant emblématique de la lutte ouvrière et de la lutte des femmes.

https://www.arte.tv/fr/videos/073425-00 … -ouvriere/

Sniff, je vais pleurer pour ce personnage hors du commun...

Cham , on ne pleure bien que sur soi même , et  juste à te lire régulièrement , je reconnais avec beaucoup de sympathie , que tu as matière à le faire .

Dernière modification par theys (24/08/18 18:17)






sans m'avoir jamais rencontré, M Audiard  a écrit :"un con ,ça ose tout, c'est mème à ça qu'on le reconnait" Quel talent!

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#5 24/08/18 17:30

Brin d'osier
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Re: Lucie Baud sur Arte

Cham a écrit:

Brin d'osier a écrit:

A ne pas manquer demain soir sur Arte ou dès maintenant sur arte.tv.
L'histoire de Lucie Baud, ouvrière et syndicaliste à Vizille et à Voiron. Une figure peu connue et pourtant emblématique de la lutte ouvrière et de la lutte des femmes.

https://www.arte.tv/fr/videos/073425-00 … -ouvriere/

Sniff, je vais pleurer pour ce personnage hors du commun...

Promis Cham, dès qu'Arte programme "La milice s'amuse.", je te préviens.






Ce que l'on appelle les droits inaliénables et sacrés de l'homme semblent n'être plus invocables au moment très précis où il n'est plus possible de les caractériser comme des droits des citoyens d'un État. (Giorgio Agamben. Homo Sacer: le pouvoir souverain et la vie nue. 1997)

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#6 24/08/18 18:38

theys
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Re: Lucie Baud sur Arte

Brin d'osier a écrit:

Cham a écrit:

Brin d'osier a écrit:

A ne pas manquer demain soir sur Arte ou dès maintenant sur arte.tv.
L'histoire de Lucie Baud, ouvrière et syndicaliste à Vizille et à Voiron. Une figure peu connue et pourtant emblématique de la lutte ouvrière et de la lutte des femmes.

https://www.arte.tv/fr/videos/073425-00 … -ouvriere/

Sniff, je vais pleurer pour ce personnage hors du commun...

Promis Cham, dès qu'Arte programme "La milice s'amuse.", je te préviens.

oui , mais pas ce week-end , il est pris au mont Mezenc pour  tout connaître  sur Soeur Emmanuelle , par un conférencier qui l'a bien connue.... mais pas trop comprise






sans m'avoir jamais rencontré, M Audiard  a écrit :"un con ,ça ose tout, c'est mème à ça qu'on le reconnait" Quel talent!

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#7 26/08/18 14:18

Minédipiù
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Re: Lucie Baud sur Arte

theys a écrit:

oui , mais pas ce week-end , il est pris au mont Mezenc pour  tout connaître  sur Soeur Emmanuelle , par un conférencier qui l'a bien connue.... mais pas trop comprise

Cette soeur Emmanuelle, c'est celle qui posait sur un fauteuil en rotin et qui croyait en Krist, elle ?






Bandéra véchja, ònòre di capitanu...
(Drapeau vieux, honneur de capitaine.)

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#8 27/08/18 14:40

Syliodj
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Re: Lucie Baud sur Arte

J’ai pu enfin visionner le film « Mélancolie ouvrière » et c’est avec beaucoup d’intérêt que je l’ai regardé.

Tout d’abord sur la forme… J’ai regretté la succession de tableaux plutôt figés, de scènes s’attardant sur des moments certes émouvants mais trop longuement pour avoir un impact émotionnel optimum (je pense par exemple au bain des italiennes). La mise en scène a été pour moi lourde et la direction d’acteurs plutôt molle et donc maladroite…
Mais ce n’est pas l’essentiel.

Donc sur le contenu…
Mettre en avant de tels personnages est un bienfait pour la connaissance de l’histoire et notamment celle des mouvements sociaux. Mais je m’interroge sur le contexte de cette présentation.
Sauf s’il a été délibérément choisi de montrer ce contexte par les yeux et la perception du personnage principal et donc au travers de sa personnalité et de ses connaissances sur le contexte social, il n’en reste pas moins que rien ou que trop peu de choses sont dites sur l’état des mouvements sociaux et sur les conditions des femmes, des ouvrières et des ouvriers dans ces périodes.
Il m’a donc fallu replonger dans mes souvenirs et quelques notes pour resituer les choses.
 
Par exemple, rien n’est dit sur le contexte du début du film : la France vit alors sous le joug de la loi Le Chapelier de 1791 qui interdit les « coalitions » et toute forme de regroupements à caractère revendicatif et qui couvrira une très large période jusqu’à la loi de 1884 autorisant la libre constitution des syndicats.
C’est juste après les débuts de Lucie Baud en filature à l’âge de 10 ans en 1880 dans le film (ou peut-être plus justement à 12 ans en 1882).

Nous sommes sous la 3ème République (1870 – 1940), et donc dans le film, dans une période au cours de laquelle se manifeste une forte volonté démocratique avec les grandes lois sur l'instruction, la laïcité, les droits de grève, d'association et de réunion.
Mais en même temps, dans cette période, la déception est grande de ne pas voir naître des droits sociaux à la hauteur des droits politiques, ce qui nourrit la montée en puissance de la volonté syndicale et du désir d’autonomie par rapport aux institutions de la vie partisane et parlementaire.

Si on peut tout juste le percevoir au cours des scènes du congrès du Textile de Reims en 1904, et de manière très brouillonne, rien n’est dit sur la création de la CGT en 1895 affirmant son indépendance syndicale avec l’article 1 de ses statuts : « les éléments constituant la Confédération Générale se tiendront en dehors de toute école politique. » Sans oublier que l’article 2 précise : « la Confédération Générale du Travail a exclusivement pour objet d’unir sur le terrain économique et dans les liens d’étroite solidarité, les travailleurs en lutte pour leur émancipation intégrale. »
Rien n’est dit non plus sur le ralliement des militants anarchistes qui délaissent les tentations terroristes (apparaissant dans le Germinal de Zola) pour se concentrer sur l’action directe par la voie du syndicalisme. On peut toutefois le ressentir ou le percevoir dans le film au cours des chants révolutionnaires lors du congrès.
A chaque spectateur de se débrouiller donc avec les connaissances qu’il a ou non de ce contexte pour apprécier le film.

Côté condition féminine, on est également en manque de rappels même si l’on sent tout de même très bien dans le film que les femmes, à cette époque, n’ont que le droit de se taire et d’obéir.

Pour rappel, c’est en 1944 seulement que la France accorde le droit de vote aux femmes. Pour un pays qui se réclame des « Droits de l’Homme » (personnellement je préfère dire « Les Droits Humains » ou « Droits de l’Humain », ici, « Droit de l’Homme » semble prendre un sens très ironique !).
La loi de 1965 a ouvert la porte à l’émancipation féminine. Avant elle, une femme ne peut travailler sans l’accord de son mari ni ouvrir de compte en banque à son nom propre.
Et la notion juridique de chef de famille n'existe plus en France seulement depuis 1970, au profit de la notion d'autorité parentale conjointe.
C’est en fonction que ces éléments de contexte et d’autres, que j’ai passé ma carrière à dire aux femmes avec lesquelles je travaillais que les acquis des femmes ne sont pas tombés du ciel, ont une histoire, très récente, et qu’il faudra encore combattre pour les conserver et les développer car nous sommes encore aujourd’hui, loin du compte. Sans compter les mouvements de reflux et les tentatives de combats pour le recul des droits qui existent ici ou là.

Pour en revenir à l’époque de Lucie Baud, le nombre de femmes actives dans les professions industrielles va croissant entre 1896 et 1911. Les femmes se retrouvent majoritairement dans le travail des étoffes (78 à 88%) et dans le textile (45 à 55%). De manière générale, leurs salaires restent rarement supérieurs à la moitié des salaires masculins ce qui créé une concurrence entre les deux sexes. Le patronat tentera bien souvent de jouer cette carte afin de tirer les salaires vers le bas et de dresser hommes contre femmes lors de certains conflits sociaux.
Nous le voyons dans le film mais sans comparaison avec le salaire des hommes qui nous permette d’en saisir tout le sens.

Cette concurrence va être au centre des préoccupations des premiers congrès de la CGT et des différentes fédérations. Mais dans celle du Livre, on craint l’arrivée massive de femmes dans les ateliers de composition où elles font le même travail que les hommes pour un salaire moindre. Dans le textile, la chapellerie, la lithographie, c’est l’introduction des machines (et donc le remplacement possible des hommes) qui soulève des questions.
A tel point que lors du 3ème congrès de la CGT en 1897, la commission des vœux demande qu’on mette en garde « les quelques rares corporations où l’élément féminin n’est pas encore entré ». Cette réaction exprime surtout une crainte à l’égard d’une mise en concurrence qui risque à terme d’aggraver le chômage masculin et d’abaisser les salaires.

Face à cette situation, les réactions divergent. Entre la condamnation du travail des femmes, les tendances vouloir faire grève dès que des femmes sont embauchées pour remplacer des hommes, il existe tout de même des voix pour réclamer une égalité de salaire qui annulerait toute concurrence de fait. Mais aucune ligne syndicale clairement définie n’apparaît avant 1914.

A Vizille, en 1906, les travailleuses entreront en conflit avec Victor Renard, dirigeant autoritaire de la fédération nationale de l’industrie textile. Le voyons-nous dans le film ?
Pourtant, selon sa biographie, elle joue un rôle de premier plan dans la grève de 1906, enrôlant les ouvrières italiennes. Mais la grève dite du 1er mai est un semi-échec et elle est à nouveau renvoyée.
Découragée, elle fait, en septembre 1906, une tentative de suicide qui la défigure.

C’est juste avant le congrès de la CGT de 1906 qui actera de la « Charte d’Amiens » encore souvent mise en référence dans le syndicalisme d’aujourd’hui. Et également juste avant le congrès de la SFIO, lors de son congrès de Limoges en novembre 1906, qui prend majoritairement acte de la nécessité de laisser la CGT agir dans le domaine économique, professionnel, les socialistes œuvrant quant à eux séparément et sur un autre terrain à un même objectif révolutionnaire.

Liens à visiter :

https://fr.novopress.info/169852/memoir … ical-1914/

http://www.droit-vote.com/droit-de-vote-des-femmes.html

http://www.liberation.fr/france/2015/07 … ue_1347300






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#9 27/08/18 16:44

theys
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Re: Lucie Baud sur Arte

Syliodj a écrit:

A Vizille, en 1906, les travailleuses entreront en conflit avec Victor Renard, dirigeant autoritaire de la fédération nationale de l’industrie textile. Le voyons-nous dans le film ?
Pourtant, selon sa biographie, elle joue un rôle de premier plan dans la grève de 1906, enrôlant les ouvrières italiennes. Mais la grève dite du 1er mai est un semi-échec et elle est à nouveau renvoyée.
Découragée, elle fait, en septembre 1906, une tentative de suicide qui la défigure.

L'épisode du conflit avec Victor Renard apparaît bien dans le film .
Son autoritarisme aussi , dans une scène où il veut faire enlever un piano , qu' n'aurait selon lui pas sa place dans l'animation d'une grève .

On le voit ensuite plaider seul , face au Maire , au patron , au curé  , avec emphase la cause des grévistes , avant que les femmes , non invitées à la réunion , s'y imposent pour se défendre elles mêmes , avec des arguments autrement plus percutants . Et on voit alors bien le sieur Renard , tenter de les faire taire  , en vain , pour imposer sa propre stratégie. 
Ensuite clash avec l'armée , arrestation puis emprisonnement , et TS à sa sortie .






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#10 27/08/18 16:47

Syliodj
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Re: Lucie Baud sur Arte

Ok, je me suis demandé si c'était de lui qu'il s'agissait.
Son nom a-t-il été évoqué ? Si oui, je l'ai zappé.
Merci.






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#11 27/08/18 19:00

theys
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Re: Lucie Baud sur Arte

Syliodj a écrit:

Ok, je me suis demandé si c'était de lui qu'il s'agissait.
Son nom a-t-il été évoqué ? Si oui, je l'ai zappé.
Merci.

je l'ai vu dans le générique détaillé sur wikipédia






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#12 30/08/18 15:00

Syliodj
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Re: Lucie Baud sur Arte

Merci Theys de ta recherche.

J'ai de nouveau visionné le film.
On peut voir, lors du congrès de Reims, vers les minutes 54 dans le film, une opposition entre Victor Renard, qui dirige le congrès en étant le défenseur de la ligne d'un lien entre le Syndicat et la SFIO, et Charles Auda plus orienté sur l'anarcho-syndicalisme.
Cette opposition donne lieu au départ de Victor Renard puis au chant "La semaine sanglante", chant dénonce le massacre des communards par les Versaillais, interpréter par le personnage Émile Morel (joué par l'excellent François Morel que je vous recommande de voir sur scène) pour tenter de ressouder les troupes...
On peut ressentir aux regard de Lucie Baud qu'elle découvre toutes ces subtilités du syndicalisme (peut-être n'est-ce qu'un simple point de vue de ma part). Mais on peut aussi le saisir dans la scène suivante, entre elle et Auda, dans laquelle elle lui demande : "pourquoi je suis là ?" (minutes 56 et suivantes) et bascule sur sa révolte à propos de la condition féminine.

La scène du piano (minutes 1h07 et suivantes) ne montre pas encore une franche opposition de Lucie Baud à Victor Renard (dont le nom n'est toujours pas cité). Par contre, on y voit Victor Renard en chef qui défend une ligne et Lucie Baud qui découvre encore plus l'antagonisme qu'elle a senti au congrès de Reims... (Là encore, interprétation de ma part).

La scène de la Mairie ne mentionne pas plus le nom de Victor Renard. Cette scène évoque au passage les évènements de Russie (1905 je présume) par la voix du curé et la peur qu'ils inspirent. Et puis on peut aussi ressentir dans l'échange que Lucie Baud tient avec Victor Renard tout ce qui les sépare.


Merci à toi Brin d'osier pour nous avoir signalé ce film qui évoque pour moi tout autant l'histoire du syndicalisme que celle de la condition féminine et de la lutte des femmes pour une égalité qui n'existe pas encore dans sa totalité et pour laquelle le chemin sera encore long, d'autant que les tentatives de la brider ne sont pas rares loin de là...






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#13 30/08/18 17:11

Brin d'osier
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Re: Lucie Baud sur Arte

Merci à toi Syliodj d'avoir resitué le film dans un contexte un peu plus large.
Je partage ton avis sur le film, j'ai eu un peu de mal moi aussi avec les lourdeurs de mise en scène et de scénario. L'hypothèse d'une idylle entre Lucie Baud et Auda n'apporte rien si ce n'est des étrangetés narratives. Pourquoi Auda disparaît-il? Mystère. Quant à son retour au moment des coups de feu, j'ai trouvé ça carrément ridicule.
Bref, là n'était pas l'essentiel  et j'ai par ailleurs bien aimé l'interprétation de Virginie Ledoyen.
Le film pose clairement le contexte et la spécificité de la lutte des femmes, françaises d'une part et Italiennes d'autre part.
Une information supplémentaire, le film sera projeté à Vizille le mardi 21 novembre. Gérard Mordillat, qui est à mon avis meilleur écrivain que réalisateur, sera présent.






Ce que l'on appelle les droits inaliénables et sacrés de l'homme semblent n'être plus invocables au moment très précis où il n'est plus possible de les caractériser comme des droits des citoyens d'un État. (Giorgio Agamben. Homo Sacer: le pouvoir souverain et la vie nue. 1997)

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#14 30/08/18 22:54

Syliodj
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Re: Lucie Baud sur Arte

Brin d'osier a écrit:

... ...Pourquoi Auda disparaît-il ?... ...

Je n'ai trouvé sur le net qu'une note sur Maitron mais je n'ai pu la lire car il faut être inscrit pour y avoir accès : http://maitron.univ-paris1.fr/spip.php? … id_mot=45.

Je suppose donc que Auda pouvait être militant anarcho-syndicaliste, Lucie Baud lui parlant de "son Proudhon" et Victor Renard dénonçant son "anarchisme" au Congrès de Reims.
A ce titre, il pouvait être actif dans une cellule ou une direction locale de l'AIT ou 1ère internationale, fondée à Londres en 1864 et dans laquelle Marx et Bakounine se sont très vite opposés sur la question de la direction autoritaire pour l'un et anti autoritaire pour l'autre du mouvement ouvrier.
L'écrasement de la Commune de Paris en 1871 est évoqué par le chant "La semaine sanglante", interprété par Émile Morel (François Morel) et ardemment repris par Auda et ses camarades...
Bakounine a été exclu par le Congrès de La Haye de cette Internationale en 1872.
On peut supposer que certains de ses partisans sont entrés en clandestinité pour poursuivre leur action... car si la Première Internationale disparait en 1876, l'action anarcho-syndicaliste se poursuit dans la 2ème Internationale appelée Internationale Ouvrière fondée en 1889.

Dernière modification par Syliodj (30/08/18 22:57)






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